Un œil « moyen » Les films de famille entre assujettissement idéologique et profanation

Giuseppina SAPIO

Université Jean Jaurès, LERASS
Université Jean Jaurès, LERASS

MOTS-CLÉS : films de famille, cinéma d’amateur, photographie, famille, subjectivation, assujettissement, profanation

L’article développe une réflexion théorique et politique sur la pratique des films de famille. En considérant les caméras d’amateurs comme des dispositifs, entendus dans leur acception foucaldienne, nous montrons comment les familles négocient en permanence les principes guidant leurs représentations : d’une part, en s’appropriant et en reproduisant les injonctions idéologiques propres à la société dans laquelle elles vivent ; d’autre part, en essayant de les « profaner » au sens d’Agamben. Dans cette perspective, l’étude de la pratique des films de famille permet de tracer une histoire des « manières » de voir et de représenter le monde, en insistant sur le potentiel subjectivant des images privées, puisque ces productions audiovisuelles ne se contentent pas de « refléter » des modèles sociétaux mais contribuent activement à les fonder ou à les subvertir.

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